Au revoir 2020

Ça y est, nous en avons presque fini de cette année noire. Elle ne nous aura pas épargné grand-chose et serait-il vraiment la peine de revenir sur les souffrances que nous auront imposé la pandémie et la macronie ? D’ailleurs, ni l’une ni l’autre ne s’arrêtent au calendrier. La nouvelle souche de la première se répand aussi vite que la seconde vaccine lentement. Pour les six mois à venir, on sait ce qui nous attend : une alternance de confinements et de mensonges.

Les effets économiques de la pandémie vont cependant commencer à se voir. Les faillites, retardées par les mesures de protection mises en place, vont commencer à se multiplier. Le chômage va croître, jusqu’à 12%, nous disent les modèles de l’INSEE. La pauvreté et la précarité aussi vont augmenter. Si l’on compte les plans sociaux, il va aussi falloir se mettre à compter les suicides.

2021 risque bien d’être une année encore plus noire que ne l’aura été 2020. De manière générale, le futur proche est bien sombre. Le néolibéralisme finissant n’en finira pas de mourir, et il nous fera payer chaque spasme.

Ce soir de réveillon, j’ai regardé Totoro, seul dans mon salon et j’en tire une analogie d’où est tirée l’illustration : nous sommes sous la pluie, avec maman à l’hôpital. Et ça tombe et ça tombe et papa ne rentre pas. Mais arrivent le grand lapin mystérieux et le gros chat magique à 12 pattes avec son sourire. Ils n’existent pas, bien sûr. Mais ils nous rendent heureux. Mon gros lapin grogron, mon chat-bus à 12 pattes, c’est la révolution heureuse ou le changement d’ordre dans le calme. Ils n’arriveront pas. Je n’ai plus 10 ans.

Ce qui nous attend, c’est l’accumulation du ressentiment et la mise en cause violente d’un ordre qui va devenir insupportable. Ça ne se fera pas dans la joie, ni dans la musique, ni dans le « dialogue social », mais dans la violence et c’est bien triste de devoir en arriver là. Il suffirait de si peu pour rendre les choses meilleures.

Alors je ne vous souhaite pas une bonne année 2021, parce qu’on sait qu’elle sera malheureuse, mais un avenir, qu’on espère aussi proche que possible, peuplé de musique, de chemins creux, d’enfants heureux et de travail honnête. Un avenir peuplé de rêves qu’on sait impossibles mais dont on ne décroche pas. Un avenir rempli de joie, débarrassé du froid dégoutant et de l’inhumanité de cette société comptable. Un avenir de fraternité entre les hommes et de simplicité.

La forteresse de Pandémonium

pandémonium

Dans Alien vs. Predator, alors que les protagonistes sont piégés dans une pyramide sous l’Antarctique, au milieu d’une lutte à mort entre des alien brusquement réveillés de l’hibernation et des Predator venus de l’espace pour les combattre, Alexa Woods (Sanaa Lathan) parle : « nous sommes perdus comme des rats dans un labyrinthe ».

C’est un peu l’effet qu’un engagement politique récent peut faire à quelqu’un.

La multiplicité des forces en présence donne rapidement le tournis. Il faut commencer par accepter l’idée que l’opposition gauche-droite est périmée depuis que la première est devenue ni l’une ni l’autre, c’est-à-dire l’autre. La droite, autrefois champ relativement identifiable du conservatisme, s’est retrouvée enrichie de multiples versions de centrismes, plus ou moins teintées d’écologie ou d’européisme. L’ensemble, sous l’impulsion de Macron, ayant glissé vers l’extrême-droite pendant que celle-ci, tout en conservant certaines de ses caractéristiques, glissait vers le centrisme (c’est-à-dire le capitalisme internationalisé), on a de quoi y voir flou. Il reste quand même une gauche qui s’oppose à tout le reste, à tout ce qui est devenu de droite, ou qui a glissé de plus en plus loin du centre. Bref l’affaire n’est pas si simple.

D’autant plus qu’au sein de la gauche, ou du moins de tout ce qui s’en réclame encore à peu près sincèrement, les dissensions sont multiples. On peut croire naïvement qu’il ne s’agit que de nuances entre courants marxistes, de guerres picrocholines entre chapelles trotskystes (encore faut-il découvrir tout cela au fil de l’eau), de querelles entre girondins et jacobins, entre universalistes, régionalistes, relativistes ou autres, mais les choses apparaissent rapidement plus complexes.

Querelles de personnes ou amitiés héritées d’années, voire de décennies de lutte, revirements, ruptures ou changement d’allégeances au gré des élections ou des promotions universitaires, jalousies personnelles et affaires privées structurent en profondeur un paysage qui en devient incompréhensible.

Tout cela est sans compter que tous ces courants et relations personnelles s’intersectent, non pas positivement comme les dominations (encore un sujet à s’arracher les cheveux de la tête), mais négativement, et les courants se soustraient les uns aux autres, se condamnant mutuellement à l’état groupusculaire. Les anathèmes pleuvent sur untel qui a participé à telle manifestation pendant qu’on rappelle à telle autre qu’il y a dix ans on l’a vue en photo avec je-ne-sais-qui.

Critiquer un texte n’ayant pas le moindre mot de compassion pour un prof décapité, et vous voilà vallsiste. Parce que vous savez, chez ces gens là, on a des principes, et quand on pleure, c’est dans une sorte de retraite personnelle qu’on mène seul, il n’y a pas de quoi exprimer sa peine, ni communier avec les masses qui la ressentent aussi, ça vous ferait verser inévitablement dans le camp d’en face. À la place on se drape de phrases compliquées qui ne parlent qu’à vos amis, comme une confession de protestant sur le retour.

Il a de quoi, comme les gilets jaunes le proclamaient dès novembre 2018, à demander que tout cela dégage.

D’autant plus quand certains, si ce n’est la plupart, jugent indispensable de se parer de références intellectuelles implicites, ou seulement en citant un nom (nous sommes censés savoir), légitimant un discours qui dès lors ne s’adresse plus qu’à un entre-soi bourgeois et convenu. Ne pas le faire et essayer de parler simple, c’est encore pire : vous croyez les classes populaires incapables de comprendre votre référence à Wittgenstein ou à Deleuze.

Là dedans émergent quelques lumières et toute la difficulté est de savoir les identifier et les suivre, tout en restant à distance critique. Il y a des recettes pour savoir s’il faut y aller ou non. Le discours doit s’attaquer aux structures et non aux épiphénomènes qui en découlent. Il doit rester logique et ne pas supposer que si A est d’accord (ou s’oppose à) B sur un point c’est qu’il est d’accord avec (ou s’oppose à) tout. Enfin il doit proposer un horizon émancipateur. L’alpha et l’Omega de la politique, comme de la philosophie, c’est la proposition libératrice.

La mienne consiste à revenir à des choses simples, qui parlent à tous : la République, vue comme horizon de République Sociale, la devise de Maximilien Robespierre, prise en son sens plein et exigeant. La démocratie partout et pour tous. C’est bien peu de lignes, mais ça me paraît suffire.

Il y en a qui, considérant que tout cela étant sali par une caste corrompue, veulent jeter le bébé avec l’eau du bain. Il y en a d’autres qui rappellent que la république bourgeoise n’épuise pas l’idée de république et qui présentent un horizon agréable, des lendemains qui chantent : la République Sociale.

Pour l’instant, la lutte se fait entre d’une part un pouvoir salopant tout ce qu’il touche et qui s’épuise à force de mentir et d’autre part un conglomérat hétéroclite de gens sans doute pleins de bonnes intentions, mais obsédés par des lubies ou des intérêts personnels (ce qui n’est pas pour déplaire aux premiers).

Le pitch de Alien vs. Predator « quel que soit le vainqueur, nous perdons » résume la situation. D’un côté nous pourrions bien être écrasés. Ce pouvoir aux abois risque bien de devenir une dictature qui dira son nom. Mais si l’alternative, c’est d’être à la merci de faibles dont les principes varient du nihilisme à la réussite personnelle, autant partir.

Le vainqueur doit être une immense masse populaire s’appuyant sur des revendications simples et audibles par la masse : liberté, égalité, fraternité prises en leur plein sens. Ce plein sens exclut de fait beaucoup d’idées, empêche la juxtaposition et détruit l’idée d’une union sur les principes du plus grand commun dénominateur (qui serait nécessairement infime), mais propose l’idée du renoncement de chacun au profit du commun. Si nous le faisons bien, là les choses changeront pour de bon.

Maintien de l’ordre : du terrain au politique

Le 2 octobre, une conférence intitulée “Maintien de l’ordre : du terrain au politique” était organisée à notre initiative. Elle a pu avoir lieu grâce à un partenariat avec le Dissident Club, lieu d’expression des dissidents de tous pays, et avec Le Média TV qui l’a filmée. Deux intervenants étaient à l’honneur : Laurent Bigot, ancien sous-préfet et Bertrand Cavallier, général de gendarmerie ayant quitté le service actif, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier.

La conférence s’est ouverte sur une citation : « Je pardonne à celui qui a tiré, que celui-ci l’ait fait accidentellement ou intentionnellement, mais je ne peux pas pardonner à ceux qui ont donné les ordres ». Une phrase prononcée par un mutilé dans le film « Un pays qui se tient sage », de David Dufresne. Elle montre un homme qui a toutes les raisons d’en vouloir aux policiers, et qui au final n’en veut qu’à la hiérarchie.

Comment se mettent en place les ordres, justement ? En polarisant le débat, sous l’influence du pouvoir, sur la question des bavures, on prend le risque de commettre une erreur : exempter les politiques pour ne charger que les fonctionnaires sur le terrain.

Ce serait une double faute. On laisserait filer les coupables, et ces coupables ont des noms : Castaner, Nunez, Lallement, et au-delà Valls ou Sarkozy. Par ailleurs on continuerait d’enfermer la police dans un syndrome obsidional.

Ceci n’aurait pour effet que de contribuer à la cantonner à un rôle de force au service d’institutions délégitimées. On céderait ainsi à la thèse des « deux camps » du préfet Lallement. En posant la question de la hiérarchie politique et des relations de commandement, on questionne au contraire un système.

Ceci n’exonère pas les policiers de toute responsabilité individuelle mais désigne un responsable “structurel” : celui qui laisse pourrir les commissariats tout en envoyant castagner du manifestant. Manifestant qui, d’ailleurs, manifestent à cause de la politique de ce même responsable.

Nos invités étaient donc appelés à nous expliquer ces rapports de force entre commandement, syndicats, ministères, préfecture, qu’on ne voit pas souvent et qui se gardent bien de se montrer au grand jour. Cela s’articule aussi avec la nature de X-Alternative, une association de diplômés souvent au cœur d’une autre machine ultra violente : l’économie. De même que le manifestant ne voit pas Castaner mais seulement le CRS en face de lui (et inversement), l’ouvrier viré ne voit que le patron de site, et pas le milliardaire qui, en bout de chaîne actionnariale, fait pression sur toute la hiérarchie managériale pour augmenter les dividendes.

Explorer ces rapports de pouvoir, c’est rendre au peuple les moyens de compréhension des choses qui l’oppressent.

Lignes de crête

Nous sommes aujourd’hui, à nouveau, suspendus à l’annonce de monsieur Macron. A quelle sauce va-t-il nous manger ? Personne ne croît vraiment à un reconfinement global (en tout cas pas tout de suite). Le confinement des métropoles où le virus se propage hors de contrôle semble aussi peu probable, eu égard aux enjeux économiques. Apparemment, l’option privilégiée serait un couvre-feu, à 20h ou 22h selon les sources – en train de préparer l’opinion à l’électrochoc1. Quelle importance ? Les foyers épidémiques sont majoritairement détectés en milieu scolaire, universitaire ou professionnel2. En vérité, la gestion sanitaire est hors de toute logique depuis le début.

Dès le tout début, un gouvernement soucieux de l’intérêt général (encore aurait-il fallu pour cela qu’il émane de la démocratie) aurait dû importer du matériel en urgence pendant qu’il mettait en place une filière de production locale, via des réquisitions. En parallèle, et dès que la sévérité du virus a été avérée, il fallait immédiatement restreindre les déplacements internationaux, renforcer l’hôpital et la santé de ville (qui le réclamaient à corps et à cri), tout en préparant les étapes d’après en cas d’aggravation : fermeture des écoles, télétravail obligatoire, confinement.

Au lieu de tout cela, on a eu successivement droit aux affichettes dans les aéroports, le discours sur l’inutilité du masque3, l’encouragement à aller au théâtre4, la garantie que les écoles ne fermeraient pas5 avant de finalement confiner tout le pays pour deux mois.

Cinq mois plus tard, here we go again. L’épidémie repart, cette fois sur l’ensemble du territoire national. Les hôpitaux réclament des moyens, craignent l’effondrement6 mais ils ont trop peu7, et de travers, voire carrément des crachats au visage8 après les applaudissements. On a imposé le masque en extérieur plutôt que l’aération des salles, on a interdit la diffusion de musique depuis chez soi9 plutôt que contraindre au télétravail. Que dire de ces verbalisations sur les plages, à la montagne ou au fin fonds de la forêt pendant que les ministres se montrent sans masque à la télévision ?

Sans surprise, cette gestion catastrophique a été prise par beaucoup (et à raison) pour de l’incompétence. Beaucoup d’autres crient à la dictature sanitaire, et leur défiance (tout à fait justifiée) envers ce pouvoir se transforme en négation de la gravité de l’épidémie. Ils portent la contestation sur le terrain du masque, voire l’existence même du virus, tout en confiant leur destinée au mage marseillais. Qui peut leur en vouloir ? Deux ans et demi de mensonges éhontés et de gouvernement par la violence et contre la raison laissent des traces.
Emmanuel Macron, et tout l’appareil stato-oligarchique avec lui, tient en réalité une dangereuse ligne de crête.

Ils laissent filer le virus en imposant des restrictions de libertés inutiles – ou de second ordre – contre l’épidémie. En parallèle, on fait porter la responsabilité sur les citoyens10, maintenant comme avant la première vague. Le virus se propage à l’université, au travail, au lycée, dans les transports, et on en arrive à un point de saturation hospitalier (comme en mars, ou comme bientôt). Il leur faut alors se protéger de l’accusation de laisser mourir les gens, tout en préservant un ordre social bien fragile, et faire tout cela avec des moyens publics réduits. Donc on confine. Parce qu’on n’a plus le choix et que les-français-n’ont-pas-fait-attention.

D’un côté ils nous habituent aux privations de liberté, mais toujours en restant à mi-chemin entre la mesure franchement autoritaire qui soulèverait l’indignation et la juste mesure nécessaire au contrôle épidémique. On retrouve cette position depuis le début du mandat, et même dans celui de François Hollande. On lance des ballons d’essai comme la déchéance de nationalité11, et hop on fait passer l’état d’urgence. Et puis on garde l’état d’urgence dans le droit commun quelques années plus tard.

D’un autre ils cherchent – par le discours et par le discours seulement – à se protéger des accusations en donnant l’impression de faire ce qu’il faut. Ils rejettent la faute sur d’autres – l’OMS, le conseil scientifique, les citoyens – quand ça se voit un peu trop qu’ils n’ont pas agi, ou mal, ou trop tard.

Dans « La Stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre », Naomi Klein explique que les théories néo-libérales « corporatistes » profitent des désastres pour s’imposer. Comment ne pas voir cette crise comme une illustration parfaite ? Les plans de licenciements s’enchaînent et les horribles « accords de performance collective » les suivent. Chômage de masse et spirale déflationniste sont ce qui nous attend, garantissant la nécessité de réformes austéritaires. Bruno Le Maire mène une politique de l’offre « sans contrepartie »12 pendant que sa sbire Agnès Pannier-Runacher nous fait découvrir les « engagements réversibles »13. On n’hésite même plus à reparler de la réforme des retraites14. Tout cela, dans le choc du confinement et des privations de liberté, passe plus facilement.
Mais le néo-libéralisme macroniste est plus malin que celui de Pinochet. Le contrôle des foules ne passe pas que par la peur de l’avenir, du virus, ou en dernier recours du fusil (ou du LBD, on est en démocratie quand même). Il passe aussi par le mensonge. Souvenons-nous de Hannah Arendt :

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce qu’il vous plaît ».

Le mensonge, en macronie, est omniprésent. On ment pour Benalla (devant une commission parlementaire, s’il vous plaît), on ment pour la Salpêtrière, on ment pour Anas, on ment pour Steve, on ment pour tout, les médias répètent, et puis on assume. De même on ment pour le virus, tantôt il est grave, tantôt c’est une grippe. Le résultat, comme le dit Hannah Arendt, c’est qu’il faut maintenant effectuer un réel travail de recherche pour pouvoir se faire une opinion fiable à propos de quoi que ce soit. Et sur ce terrain prospèrent des anti-masques et autres Raoultistes, qui s’opposent aussi peu à Macron qu’ils s’opposent au virus, faisant donc les affaires de l’un comme de l’autre.

Tout cela ne peut être fait qu’à dessein, car on ne peut pas imaginer une telle incompétence.

Nous ne sommes pas en dictature sanitaire, mais en dictature tout court. Si l’on était en dictature sanitaire, on aurait les privations de liberté, mais à la fin on n’aurait pas les morts, ni les funérailles à la soleil vert15, ni les covid longs16, ni les réinfections17. Là nous aurons les privations de liberté18, et nul doute qu’elles passeront dans le droit commun à moyen terme (si 2022 ne change pas la donne), et nous aurons aussi les morts, en sus du chômage de masse et de la spirale déflationniste.

1. https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/ce-soir-cest-electrochoc

2. https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/287111/2756415

3. https://www.bfmtv.com/politique/sibeth-ndiaye-les-francais-ne-pourront-pas-acheter-de-masque-dans-les-pharmacies-car-ce-n-est-pas-necessaire-si-l-on-n-est-pas-malade_VN-202003170209.html

4. https://www.bfmtv.com/people/emmanuel-et-brigitte-macron-au-theatre-pour-inciter-les-francais-a-sortir-malgre-le-coronavirus_AN-202003070063.html

5. https://www.huffingtonpost.fr/entry/meme-au-stade-3-du-coronavirus-les-ecoles-ne-seront-pas-toutes-fermees_fr_5e621028c5b691b525f09931

6. https://blogs.mediapart.fr/yasmina-kettal/blog/021020/probablement-qu-y-est-l-hopital-s-effondre-0#xtor=CS7-1047

7. https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/le-segur-de-la-sante-ne-suffit-pas-tacle-le-cardiologue-olivier-milleron_4137573.html

8. https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-le-gouvernement-ressuscite-une-medaille-de-1880-pour-les-soignants_fr_5ebbd7d7c5b6de541b0d8098

9. https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/content/download/37285/273751/file/Arr%C3%AAt%C3%A9%202020-00770%20du%2025%20sept%20Mesures%20lutte%20contre%20Covid-19.pdf

10. https://www.huffingtonpost.fr/entry/covid-19-castex-appelle-chacun-a-y-mettre-du-sien-dans-la-sphere-privee_fr_5f83fda9c5b6e5c320009e2b

11. https://www.lci.fr/politique/decheance-de-nationalite-ce-que-francois-hollande-veut-changer-1536221.html

12. https://twitter.com/LCP/status/1315661259518488576?s=20

13. https://twitter.com/CgtBell/status/1313882561588924418

14. http://www.francesoir.fr/societe-economie/reforme-des-retraites-lelysee-souhaite-relancer-le-debat-mais-quand-et-dans-quelles

15. https://www.bfmtv.com/societe/coronavirus-le-passage-d-un-cercueil-a-rungis-facture-aux-familles-plusieurs-centaines-d-euros_AV-202004080288.html

16. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-malades-du-covid-long-en-quete-de-reconnaissance-20200821

17. https://www.liberation.fr/sciences/2020/10/13/une-quinzaine-de-cas-de-reinfection-de-covid-19-reperes-dans-le-monde_1802153

18. https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/droit-de-manifester-en-france

Posez vos questions à Laurent Bigot et Bertrand Cavallier

Le 2 octobre au bar “The Dissident” (58 rue Richer, 75009 Paris), nous recevrons Laurent Bigot et Bertrand Cavallier autour du thème du maintien de l’ordre.

Comme lors de l’intervention de Frédéric Lordon, nous vous proposons de préparer quelques questions à l’avance. Si elles sont sélectionnées par les intervenants, nous les poserons lors de la soirée.

Pensez également à vous inscrire ici si vous souhaitez venir sur place.

La conférence sera filmée et la vidéo diffusée en différé.

Lettre ouverte de soutien à Éric Labaye

Cher camarade, c’est avec enthousiasme que j’ai accueilli ta nomination à la présidence de notre vénérable institution.

Tout dans ton parcours était là pour me rassurer. Déjà, jeune élève du prestigieux corps des Télécom, tu l’as courageusement quitté dès ton retour de stage aux États-Unis pour rejoindre McKinsey, un cabinet de conseil américain qui t’offrira un MBA à l’INSEAD. En partant outre-Atlantique, tu savais que tu servirais la France mieux que tu n’aurais pu le faire dans un cabinet ministériel encombré de bureaucratie ou dans un conglomérat déclinant comme la CGE, futur Alcatel-Alsthom.

Les plus pointilleux d’entre nous ont pu te reprocher de ne pas avoir fait de carrière académique, mais c’est oublier que tu as dirigé pendant 6 ans le McKinsey Global Institute, dont la mission est de « fournir aux leaders […] les faits et les idées sur lesquels baser les décisions […] ». Certes, ce n’est pas le CNRS, le MIT ou l’institut Max Planck mais quand même ! Ces mauvais esprits ont vite été remis à leur place.

On aura pu également te reprocher ta proximité avec Emmanuel Macron au sein de la commission Attali. Mais que diable, c’est dans les grands endroits que les grands esprits se rencontrent ! Monge n’a-t-il pas travaillé avec Robespierre au comité de salut public ? Brisac avec De Gaulle dans la résistance ? Tous ces tartuffes ont la mémoire courte.

Avec ton arrivée à la direction de l’école, toutes mes craintes résiduelles se sont immédiatement évanouies.

Tu as immédiatement su imposer la négociation comme moyen privilégié de règlement des conflits. Mais une négociation équilibrée suppose de discuter entre égaux. Aussi c’est avec sagesse qu’à peine deux mois après ta nomination, l’école portait plainte contre moi pour avoir rejoint les Gilets Jaunes en grande tenue. Il est étonnant que plus personne ne comprenne que chacun doit rester à sa place pour que la société fonctionne bien : les leaders avec les leaders, les losers avec les losers. Avec le recul, je te remercie chaudement.

Face au défi de la transition écologique, tu as négocié un partenariat avec HEC. Le monde d’après sera effectivement une bataille de leaders. Ce qu’il faut à la France, avant même des bons scientifiques ou de bons ingénieurs, ce sont surtout des managers capables de les attirer et de les retenir. Ce sont les compétences les plus rares et les plus chères, comme tu as pu t’en rendre compte tout au long de ta carrière dans le conseil.

Membre de droit du conseil d’administration de la fondation de l’X, tu as développé les initiatives pour financer l’indépendance de notre institution. Les start-ups sont accueillies dans un lieu propice : le Drahi – X Innovation Center. Nul doute que notre grand antique saura leur prodiguer de précieux conseils en fiscalité internationale. On peut désormais (enfin !) donner son nom à un arbre, une salle de classe, ou même à un fauteuil d’amphithéâtre. Le fauteuil Sanofi dans l’amphi Poincaré, c’est le meilleur des deux mondes. Le mariage réussi de la science et de l’entreprise.

C’est dans cet esprit que tu as ardemment défendu un de ces projets innovants, un projet de rupture même : l’installation de la direction R&D de Total en plein cœur de l’école. Les élèves se sont levés contre cette initiative mais ils sont si jeunes : ces enjeux les dépassent ! Des associations d’élèves ou d’anciens ont écrit contre ce projet, mais ce sont des groupes qui ne représentent personne. Certains de nos anciens à l’Académie des Sciences, à l’IHES, au CNRS, au Collège de France ou autres institutions poussiéreuses ont pu critiquer ce projet dans une tribune au Monde. Comme les élèves, ils sont même allés jusqu’à demander que le centre Total soit déplacé à l’extérieur du campus, près de Thalès et EDF, autant dire le tiers-monde. Comme souvent, ces scientifiques de renom planent un peu, c’est bien joli la science, mais il faut la financer.

Encore une fois, tu as su négocier habilement avec ces différentes parties, privilégiant l’écoute et le respect mutuel. C’est donc logiquement que le dernier Conseil d’Administration, prudemment réfugié dans les bâtiments centraux, ayant l’intérêt supérieur de la Nation comme seule boussole, a conclu que le bâtiment serait déplacé de 150 mètres.
Certains élèves facétieux t’ont alors écrit sur le ton de l’ironie, te reprochant à mots couverts de n’avoir écouté personne. C’est bien mal te connaître et tu as bien fait d’avoir utilisé l’autorité militaire pour mettre bon ordre à cette insolence.

Pour tout ce travail, cher camarade, sache que je te remercie du fond du cœur. Après ton mandat, l’école ressortira plus forte, plus indépendante, plus rayonnante. La communauté polytechnicienne, enfin réunie, fêtera avec enthousiasme les 230 ans de l’école dans le centre R&D de Total. Sur l’air de l’hymne à la joie, nous écouterons dans l’allégresse un discours inaugural de notre camarade Patrick Pouyanné sur la transition zero-carbone de l’industrie pétrolière.

Avec tout mon soutien,

Régis Portalez

A quoi sert l’AX ?

Sur la Covid-19, le réchauffement climatique et les gilets jaunes, que dit l’AX, que fait l’AX ? Cherchez bien.

Pourtant notre chère association, qui regroupe en théorie l’élite des ingénieurs français, devrait être en mesure de prendre position publiquement, d’apporter un éclairage scientifique des éléments de réponse, dans le débat public. Elle ne l’est pas. C’était pourtant un objectif primordial pour notre précédent président. Objectif légitime, à l’heure où la parole des scientifiques devient dans l’opinion publique source de doute, et où jamais les problèmes de santé, de gestion de notre planète, et de société, n’ont autant interpellé nos concitoyens.

Alors pourquoi l’AX est-elle inaudible ?
Sur plus de 30000 alumni, l’AX ne réussit à en faire adhérer qu’un petit quart, la J&R ne dessert qu’un cinquième, les votes à l’AG moins de 5% et la présence physique à la dernière AG n’en réunissait que 0,2%. L’AX est actuellement déconnectée de sa base naturelle !
Si l’AX ne réussit plus à intéresser la plupart des alumni, et ne fait que déplorer la stagnation des cotisations recueillies, sa base est en forte croissance. Elle doit donc faire un appel croissant aux financements privés : la publicité dans la Jaune et la Rouge et l’annuaire, les tables d’entreprises au Bal de l’X, les dotations en immobilier etc… Il n’est donc pas étonnant que les grands groupes comme LVMH et Total commencent sérieusement à s’intéresser à notre association, en position de faiblesse, et soient exigeants, de plus en plus exigeants. On ne saurait leur en vouloir.

L’article de Marc Flender « Pour qui roulent les polytechniciens ? », en avril 2003, (alors que le lectorat de la J&R était le double du lectorat actuel), n’a pas pris une ride. Rajoutons donc aujourd’hui : « A quoi sert l’AX » ? La réponse est simple : à se défendre. L’action de l’AX est aujourd’hui à 90% orientée vers le lobbying, et à 10% vers l’animation de la communauté. Nul doute que le bureau sait encore mobiliser ses grands patrons d’entreprises pour forcer l’entrée, avec l’aide de jeunes camarades, des cabinets ministériels et y plaider la défense de l’ordre établi, c’est-à-dire les grands corps de l’État dans leur forme actuelle. Il y a seulement 4 ans, l’AX a ainsi évité « le pire », c’est-à-dire la dilution de l’excellence polytechnicienne dans un campus universitaire indifférencié. Bravo. Mais cette victoire ne lui a pas apporté une adhésion de plus. De même le rapport Thiriez n’entamera pas l’organisation des grands corps, pourtant de plus en plus massivement ignorés tant par l’administration que les élèves.

Lire aussi : La sortie de but du rapport Thiriez, par Alexandre Moatti

Parce que cet efficace lobbying n’apporte rien aux jeunes promotions, parce que le parcours des anciens n’a rien à voir avec ce dont rêvent les élèves, l’AX est une gérontocratie de moins en moins représentative des X.

Jusqu’à cette année, le statu quo était sauvegardé par la cooptation des membres du CA. Deux innovations cette année : le vote électronique s’ajoute au votre papier qui rebute les jeunes camarades, et une nouvelle rédaction des bulletins, qui autrefois favorisait outrageusement les candidats parrainés par le conseil. Apparemment le premier va tripler au moins le nombre de votants, la seconde donne plus de chance aux candidats non proposés par le Conseil.
Rendons grâce à ce Conseil qui a pris le risque d’ouvrir ainsi la procédure. Il y aura donc probablement cette année des élus non cooptés, et plus jeunes. Si seulement les élus étaient représentatifs de la diversité des votants, ce serait déjà une grande avancée, de quoi tripler la part de l’animation dans les préoccupations du Conseil : vous avez dit 30% ?.

La sortie de buts du rapport Thiriez

Le rapport Thiriez (‘Mission Haute Fonction Publique’), commandé en mai 2019 et remis au Premier ministre en février 2020, concerne de près l’X, notamment les Grands Corps qui en sont issus (Mines, Ponts, Armement, etc.), aussi via le sujet de la diversité sociale dans les grandes écoles.

Le résultat de ce rapport est fade et décevant. Il était utile d’en faire une analyse critique rationnelle, en en démontant les mécanismes et les partis pris — comme ses non-dits. Ce que nous avons fait dans un article publié en juin dans la revue Commentaire (2020/2, p. 373-384). Vous en trouverez l’abstract ci-dessous, l’article dans son intégralité (“version auteur”) étant téléchargeable en PDF sur cette page.

A.M.

Total : un forage au mauvais endroit !

Nous avons déjà eu l’occasion de manifester à plusieurs une opposition raisonnée au projet d’implantation de Total à Polytechnique (tribune Le Monde du 7 mars 2020) : Vive Total ! Mais non à l’emplacement envisagé ! Oui si c’est avec les autres entreprises (Thalès, EDF) sur le campus de Saclay ! En complément, on peut se demander comment un tel accord Total-Polytechnique a été signé sur un coin de table de Conseil d’Administration, entre le précédent président de Polytechnique J. Biot et le président de Total P. Pouyanné.

Dans n’importe quelle société anonyme, une convention passée entre la société et l’un de ses administrateurs s’appelle une convention réglementée et nécessite un rapport spécial du Commissaire aux comptes. Polytechnique n’est certes pas une S.A., mais la signature de cette convention pose clairement la question d’un rapport privilégié avec un des administrateurs, qui a ainsi un accès bien plus facile à la prise de décision. Et d’ailleurs pourquoi Total et pas une autre entreprise – un de ses concurrents pétroliers, ou d’un autre secteur industriel, ne pourrait-il pas bénéficier de ce traitement de faveur ? (un bâtiment au cœur du campus polytechnicien, au loyer très favorable).

Dans cette affaire, ce n’est pas une motivation « écologique » qui suscite notre vigilance (Total comme groupe pétrolier donc « pollueur ») ; ceci c’est un peu comme l’argument dual, ceux qui se croient obligés de défendre Total sur le thème « gna gna c’est le plus grand groupe français, un fleuron de notre industrie ». De même, à nos camarades qui nous disent, à raison : « oui mais la recherche mixte privé/université c’est à encourager », nous répondons que c’est vrai, mais qu’il ne faut pas confondre une unité mixte CNRS/Total comportant une dizaine de chercheurs de l’entreprise (comme il en existe déjà à l’X avec Total, le laboratoire LPICM), avec un centre de recherches 100% Total, comportant 200 p., en plein cœur du campus et qui prétend l’animer, y compris en soirée par des manifestations dédiées.

En fait, ce que nous défendons, c’est tout simplement le respect d’une frontière entre public et privé : comment peut-on ainsi, sur un coin de table, sans stratégie et sans autre forme de procès, avaliser la dévolution du domaine public académique ? Comment des administrateurs représentant l’État peuvent-ils accepter cela ? Ceci semble illustrer ce que la Cour des Comptes avait écrit dans un récent rapport détaillé : « L’École polytechnique exploite des marges de manœuvre qui lui sont trop largement consenties au-delà de son autonomie statutaire […]. » (Le Monde du 25 février 2020, et notre échange consécutif par courriel avec le conseiller référendaire Emmanuel Glimet).

Que le Conseil de l’AX soit transparent sur le sujet (à la notable exception d’une administratrice, qui a émis quelques réserves sur le sujet en séance du 11 mars 2020 – il existe donc des hauts fonctionnaires encore vigilants), c’est un peu habituel… Mais que les administrateurs au Conseil de l’X laissent passer cela… De personnalités qualifiées comme « l’excellent D. Ranque, membre du gotha institutionnel » on n’attend pas qu’il dévie de la ligne « officielle » … cependant des administrateurs représentant l’État (liste ci-dessous) on attendrait un peu plus d’attention quant à la dévolution du domaine public :

La dernière entourloupe est, compte tenu des oppositions qui montent, chez les élèves, chez les kessiers, chez certains anciens élèves, de transformer le projet Total en un Innovation Park, qui ne change rien au sujet et n’est pas susceptible de nous endormir (une entourloupe de consultant, sans doute). Cette volte-face fleure l’amateurisme – comme déjà dans la désignation : Innovation Park !

Tout ceci pose aussi d’autres problèmes connexes de séparation public-privé – interférant, et sans doute pas modérément, dans cette « affaire Total-X » : un conseiller ministériel, Ph. Baptiste (il n’est pas membre d’un Corps, mais chercheur) entrelarde depuis 4 ans sa carrière de postes chez Total et en cabinet ministériel (il est actuellement conseiller éducation & recherche au cabinet du Premier ministre) ! À ce stade, ce n’est plus du rétro-pantouflage, ce sont des stages en alternance…

L’ensemble de ces éléments nous rend très réticent sur ce projet Total-Polytechnique : nous espérons que les administrateurs de Polytechnique y réfléchiront à deux fois – et ce malgré le risque de jusqu’au-boutisme du PDG de Total, qui fait là une faute politique, et qui n’aime pas qu’on lui résiste (c’est bien ça le problème de l’oligarchie en France – il faut pourtant qu’elle se confronte à une certaine idée de l’État qu’il est à présent indispensable de rappeler).

(site du comité de mobilisation X-Total)

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Tant qu’on y est : évoquons ici un autre projet immobilier de Polytechnique. Il s’agit des anciens bâtiments de la Montagne Sainte-Geneviève, rue Descartes à Paris. Un permis de construire a été déposé – c’est l’immobilier tous azimuts, hardi, petit ! – pour une transformation radicale de ce bâtiment, permis que nous nous sommes procuré : création de trois niveaux de sous-sol (dont un amphithéâtre pour 700 p. et un parking), et couverture de la cour par une verrière « afin d’en faire un lieu polyvalent de rencontre, d’exposition et de réception ».

On se demande comment l’Architecte des Bâtiments de France a accepté cela, et comment les riverains ont laissé faire. Y a-t-il besoin pour Polytechnique à Paris d’un tel lieu de réception somptueux voire somptuaire ? Aux dernières nouvelles – et il y a peu d’informations, notamment à l’AX sur le sujet (juste un entrefilet dans une réunion de CA en 2019) – ces travaux ne pourraient être entrepris qu’avec le soutien financier de… groupe Arnault-LVMH, quitte à ce que l’amphithéâtre porte le nom du magnat-nime Bernard Arnault (X70) – un peu comme le DrahiX Center à Palaiseau. Il s’agit cette fois de mécénat, à la différence du projet Total qui est une prise de possession du domaine public académique : cependant la frontière n’est pas si facile à tracer, comme dans tous ces « partenariats » privé-public – n’y aura-t-il pas des manifestations de prestige LVMH, Dior, etc., utilisant ces salles de réception, et sans rapport avec l’objet public et académique de l’X ? Mécénat privé, quand tu nous tiens…

En attendant, la conséquence immédiate est la suivante : l’AX et La Jaune et la Rouge, sises depuis 1976 (date du déménagement à Palaiseau) rue Descartes, doivent déménager cet été 2020 à la Maison des X dans le 7e, gérée par ACOR ou autre… Fini la convivialité des réunions de groupes polytechniciens sur la Montagne Sainte-Geneviève (dont le groupe X-Alternative, mais pas seulement !), ou des sympathiques cocktails estivaux qu’organisait l’AX dans ce jardin (jardin lui-même condamné à disparaître, ☹). On y reviendra peut-être, lors du prochain défilé de mode LVMH j’imagine ?

Addendum du 2 juillet 2020
Lors de l’Assemblée générale de l’AX du 22 juin (par visio), j’avais posé une question de demande d’informations sur ce projet X/AX/LVMH rue Descartes. Le président de l’AX M. Lahoud avait immédiatement passé la parole (presque ironiquement, du style “c’est son sujet”) au Secrétaire général de l’AX, Jean-Baptiste Voisin (X88), qui m’avait fait une réponse très peu informative. Je m’aperçois ce jour que Jean-Baptiste est SG de l’AX depuis 2016, mais aussi directeur de la stratégie LVMH depuis 2006 (après dix ans chez McKinsey): ça aide pour les projets communs X /AX /LVMH comme celui de la Montagne Ste-Geneviève !

 

Addendum du 2 octobre 2020
J’ai enregistré , à la demande de J.-Ph. Denis, éditeur de la Revue française de gestion, sur sa chaîne Xerfi, une vidéo (enregistrée en juillet, publiée en septembre): https://www.xerficanal.com/iqsog/emission/Alexandre-Moatti-L-affaire-Total-a-polytechnique-ou-en-est-on-_3748797.html