Tous les articles de Régis Portalez
  • Faire mieux

    Grèves, occupations, assemblées générales, manifestations, quoi qu’il sorte de cet affreux second tour, rien de tout cela ne nous sera plus permis s’il est question d’une portée politique conséquente. Ils le voulaient ce second tour, l’opposition entre la fasciste (qui ne le redevient qu’après le premier tour) et le fascisateur (qui essaye, entre deux scéances lunaires psychotiques d’indifférence aux gens, de racler ce qu’il peut d’électorat). Ils le voulaient, ils l’ont. Nous ne le voulions pas, nous l’avons. Même si nous nous y attendions, quelle douleur. Choisir entre un mal connu et douloureux et un autre mal inconnu mais certain. Enfin inconnu, il ne l’est que pour ceux que la haine de Macron aveugle (et qui peut leur en vouloir). On sait, à l’avance, comment se déroulerait un quinquennat Le Pen : du Macron, mais en pire. Le même libéralisme patronal, la même soumission au capital, mais (ouvertement) raciste. Faire payer aux pauvres les profits des actionnaires, c’est l’essence du capitalisme, c’est à dire du macronisme. Faire payer aux immigrés les errances du capital, c’est l’essence du capitalisme raciste d’extrême droite.

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  • La caduta degli dei

    « Il y aura des élections dans les jours qui viennent, nous devrons à tout prix les gagner pour qu’il n’y en ai plus jamais d’autres. » Les damnés, Visconti

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  • Déstabilisations

    Texte d’une intervention au colloque intelligence économique qui s’est tenu au Sénat à l’initiative de Marie-Noëlle Lienemann. La vidéo de la table ronde est en bas du texte

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  • Xavier Bertrand a raison

    Comme Nicolas Sarkozy avant lui, Xavier Bertrand souhaite que le travail paye mieux. Il a ainsi repris à son compte une vieille proposition : faire converger le salaire brut et le salaire net en réduisant les « charges ». Évidemment, tous les gauchistes lui tombent dessus. Funeste erreur ! Dans un contexte inflationniste, on ne peut que se féliciter de le voir se préoccuper du niveau des salaires. Qui peut aller contre cette idée ? Pas moi en tout cas. J’irai même presque jusqu’à dire qu’il a raison. Malheureusement, il n’a pas poussé l’idée assez loin.

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  • Démocratie, vraiment ?

    L’autre soir, j’étais en soirée avec de vieux amis. Le genre de vieux amis avec qui je voulais boire des bières, faire des flipper, parler du bon vieux temps, mais surtout pas parler politique.

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  • Capitalisme gorafisé

    Qu’est ce que le moment gorafique ? Frédéric Lordon en donne une définition assez claire : « Il y a du gorafique chaque fois que, confronté à une déclaration politique, on n’est plus en état de déterminer si elle est réelle ou grossièrement contrefaite à des fins d’épaisse caricature. »
    La faiblesse de sa définition, si j’ose dire en toute humilité, est qu’elle se limite aux moments politiques. Mais le propre du gorafique, comme le dit l’auteur de l’article lui-même, c’est que c’est une « histoire de réalité désormais systématiquement en avance de la fiction ».

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  • Tout cramer

    Nous voilà de nouveau enfermés dans un choix binaire : être pour le passe sanitaire ou contre le contrôle épidémique. Cette absurdité de plus nous est évidemment imposée par Macron et son gouvernement : le passe sanitaire, c’est la panacée alors si vous n’êtes pas pour, c’est que vous êtes un fichu complotiste réfractaire. Voire un antisémite.

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  • Partage des eaux

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  • Incendie

    Sous les éclairs, on ne voit plus le monde. On est paralysés par la peur, irrationnelle, mais parfois bien réelle, de la fureur des éléments. Le vent, la pluie, la foudre se déchaînent et petite biquette n’a plus qu’à se réfugier sous un rocher en attendant que ça passe. On voit passer les choses et on en oublie presque de revenir à la raison : se réfugier. Pourquoi ne pas plutôt prévoir la maison de demain qui tiendra ?

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  • Phénomènes électromagnétiques

    Merveille de la nature, le ciel d’orage me fascine. Je pourrais le regarder toute la journée tant il est beau et tant je le crains. A mesure que les cumulonimbus montent dans l’atmosphère et que le sol comme le ciel se chargent d’électricité, les phénomènes les plus étranges se produisent. Des vents forts et tourbillonnants se lèvent puis cessent brutalement. Les hirondelles planent haut dans le ciel en mangeant les insectes excités par les champs électriques. Les abeilles se dépêchent de butiner avant la pluie. Au voisinage des pointes, en cas de grand orage, on peut même observer des feux de Saint-Elme annonciateurs de la foudre. Et puis c’est la douche, le tonnerre et les arbres arrachés pendant qu’on s’en inquiète au chaud d’une chambre sans électricité.

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